Un peu d’histoire…

Notre Société, ancrée dans l’Agriculture Biologique depuis 1970, dispose d’un savoir-faire et d’une expertise reconnue par nos clients en matière d’alimentation Biologique. Notre engagement dans l’Agriculture Biologique nous a conduits à nouer des partenariats avec l’aval et à encourager l’organisation des producteurs en association puis en coopérative.

1878 : Construction du moulin à vent, activité de meunerie.

Baptiste ARNAUD, issu d’une famille de meuniers établie à la Richardière de Landeronde, installe son moulin plus moderne sur une hauteur de la commune de Beaulieu au lieu-dit « Le grand moulin ». Il est proche du bourg et sur un axe de circulation important. Le moulin de la famille n’avait qu’une paire de meules, le nouveau en aura 3, augmentant ainsi son débit de fabrication. Il sera l’un des plus hauts de Vendée avec ses 4 étages quand la plupart en ont 3.

1889 : L’exposition universelle décerne le prix d’innovation au moulin à vent

Le procédé technique du moulin à vent, très innovant pour l’époque, est récompensé à l’exposition universelle d’un verre à l’effigie du moulin. Ce système de rotation et de réglage du chapeau augmente la mise au vent à la place de la perche habituelle utilisée pour tourner le chapeau. Par la suite, M. Arnaud édifiera un bâtiment d’un étage à la minoterie, avec une machine à vapeur. Les ailes du moulin ne dépendront plus du vent mais de la vapeur.

1893 : Emma ARNAUD, se marie à Auguste MERCIER

La fille ainée des 5 enfants de Baptiste ARNAUD, Emma, s’installe avec son mari boulanger à Beaulieu-sous-la-Roche. Auguste MERCIER gère la boulangerie et le moulin qu’il agrandit avec un 2ème étage et des équipements innovants pour la mouture et le blutage de la farine

1926 : Les 5 enfants reprennent le flambeau

A la mort accidentelle de leur père par un coup de pied de son cheval, les 5 enfants survivants travaillent ensemble à la boulangerie. Raoul MERCIER, le 4ème, boulanger de formation, est le gérant, son frère Gaston, plus âgé, a la responsabilité du moulin.
 

1930 : La séparation

La crise financière de 1929 amène les frères à fermer définitivement la minoterie et à se séparer. Raoul s’établit en tant que boulanger à Arcachon. Il reviendra à Beaulieu, en tant que distributeur de matières premières et de matériel de boulangerie quelques années plus tard. Gaston reprend alors la boulangerie qu’il revendra en 1935 pour créer en 1941, une fabrique artisanale de biscottes et de longuets de la marque « la Déesse vendéenne», bien connue en Vendée.

1954 : La renaissance du Moulin

Le fils cadet de Raoul, Jean Jacques MERCIER, est dès l’adolescence, nostalgique de l’ancien moulin de sa famille. Après avoir arrêté ses études le brevet en poche, il convainc son père de relancer l’activité du moulin en orientant son fonctionnement vers l’alimentation animale qui débute à l’époque. Ils redémarrent ensemble la minoterie avec de la farine d’orge livrée aux éleveurs de porcs, dans le marais de Challans.

1960 : Les premières formules d’aliments composés pour volailles

M. Mercier se rend à Paris pour créer ses formules, puis régulièrement pour les faire évoluer, grâce à un calculateur analogique. Poulets noirs, pintades et canards, les volailles du marais breton sont majoritairement destinataires de ces aliments. Dans un premier temps, le moulin ne les produit qu’en farine, et sous-traite leur granulation en Charentes-Maritimes. Par la suite, l’usine s’équipe d’une presse de 30 chevaux, puis de 60 chevaux, puis d’une seconde presse.

1969 : La création du Label Rouge Volailles de Challans

La Labellisation, reconnaissance nationale pour les Volailles de Challans, est obtenue grâce aux établissements Mercier, en lien avec le Syndicat de Défense du Poulet Noir de Challans, le volailler Bernard Peridy et quelques autres fabricants.

1970 : Premiers aliments sous cahier des charges « Lemaire-Boucher » .

L’entreprise veut se démarquer de la concurrence en s’orientant vers les produits de qualité supérieure et les produits de niche. Ainsi elle devient pionnière dans l’ouest de la France dans la production de volailles bio avec la méthode Lemaire-Boucher* et en partenariat avec le volailler Menuet Lagardère, à La Roche-sur-Yon. Par la suite, la société FRESLON rachètera Menuet Lagardère et développera l’activité Volailles Bio. En parallèle, la fourniture d’aliments pour les ruminants et les porcs se développe en Vendée et dans les départements limitrophes (Loire Atlantique et Deux Sèvres).

* La méthode Lemaire-Boucher : Etudiée, conçue et mise au point pour la réalisation d’une agriculture n’utilisant ni engrais ni produits chimiques de synthèse. Selon cette méthode, la fertilité du sol est avant tout une question de vie microbienne qu’il faut développer au maximum :

1°) en ameublissant profondément le sol sans retournement car le renversement des couches du sol par les charrues est défavorable à la flore microbienne aérobie et anaérobie. Ainsi, le labour classique est remplacé par un ameublissement sans retournement, effectué par un appareil appelé "Fouilleuse".

2°) en compostant la fumure organique, qui provoque une très vive fermentation chaude de la matière organique brute et aboutit à l’obtention d’une matière assainie de haute valeur fertilisante. Le fumier composté est un véritable levain bactérien qui déclenche un accroissement de vie dans le sol, générateur de fertilité naturelle.

3°) en associant les végétaux, par des rotations de culture et en laissant une très large place aux légumineuses. Celles-ci créent un climat favorable en protégeant les insectes utiles, luttant contre les mauvaises herbes, humidifiant la matière végétale mure et en formant des hormones de croissance.

4°) en ajoutant du Lithothamne des Glénans, algue riche en Calcium, Magnésium et Oligo-éléments. Pêchée vivante et micro-pulvérisée  pour ne pas la brûler, elle se révèle un activateur bio-catalytique doué d’un pouvoir antiviral puissant. Son action rééquilibrante permet aux plantes et aux animaux d’élevage de retrouver santé, résistance et fécondité.

1992 : 1er certificat « Ecocert » « Nature et Progrès » suivi par les certifications BIO

La création d’un cahier des charges européen de la production d’aliments biologiques l’année précédente incite Les établissements Mercier à certifier leur activité bio auprès d’Ecocert. Cette démarche ainsi que l’arrivée de nouveaux marchés bio animera la recherche active d’éleveurs bio et la constitution d’un embryon de groupement d’éleveurs.

1997 : Le commencement de la filière bio

Assurer un débouché durable au groupe d’éleveurs engagés à ses côtés est le souhait permanent des établissements Mercier. Ainsi, lorsque l’entreprise FRESLON rachète l’abattoir PAGOT à St Jean de Monts, avec un fort potentiel de développement, ils accompagnent cet investissement. Au début avec une participation minoritaire dans l’outil, puis progressivement vers la reprise totale du capital, pour en faire leur filiale et construire ainsi une filière volaille bio.

2010 : l’entreprise familiale MERCIER rejoint Nutriciab

L’usine Mercier sera rapidement intégrée au groupe d’entreprises de Nutriciab et spécialisée dès 2012 en aliment biologique.

2012 : Passage de l’usine en alimentation exclusive BIO

Les investissements, marque du groupe Nutriciab, facilitent le passage de l’usine à la fabrication d’aliment exclusivement BIO. L’usine est ainsi complètement sécurisée et sa traçabilité simplifiée. La possibilité de fabriquer les aliments conventionnels est offerte dans les autres usines du groupe : la volaille à St Fulgent avec Arrivé Nutrition et le ruminant à Nueil-les-Aubiers avec Arrivé-Bellanné.

2017 : Inauguration de l’outil de trituration de soja BIO : Soleil de Loire

Associée à un partenaire de longue date, la CAPL, l’entreprise reprend une ancienne huilerie et la modernise pour la trituration du tourteau de soja bio. Nutriciab œuvre ainsi à la création d’une filière volaille bio pour les éleveurs et les entreprises qui les accompagnent : approvisionnements en tourteau de soja bio d’Aliments Mercier, lui-même fournisseur de VBO, Volailles bio de l’ouest, groupement d’éleveurs de volailles. Les volailles sont ensuite abattues chez Freslon, abattoir vendéen qui fait partie du groupe depuis 2010. La filière est ainsi achevée sécurisant les débouchés des éleveurs et la qualité des produits bio.

 

CAPL : Coopérative Agricole du Pays de Loire

2019 : Augmentation des capacités de stockage des produits finis

Les investissements se poursuivent dans l’usine par l’augmentation des cellules de produits finis. Ces investissements ne se font pas au hasard, ils sont la preuve de la bonne santé de la société, de sa volonté de progression et d’amélioration de sa traçabilité. Ils sont aussi le reflet d’une demande toujours plus variée et de cahiers des charges clients spécifiques.

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